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Le Portail des Arts Martiaux

 

Ce Portail a pour but de mettre à l'honneur les Arts Martiaux ou Budos dans le département de l'Oise (60) 

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 L'histoire des arts martiaux japonais (ou budo) se confond avec celle des samouraïs, dont le code (ou bushido) constitue leur règle. Apparue avec la prise du pouvoir par le clan des Minamoto et le transfert de la capitale à Kamakura (1185), cette tradition nouvelle de l'aristocratie militaire va, pendant quatre siècles, s'élaborer sur le terrain des guerres civiles.

Le développement des arts martiaux a suivi les transformations des religions et des grands courants de pensée de l'histoire du Japon : confucianisme, shintoïsme, bouddhisme et ses divers courants, dont le zen. Soumis à un code d'honneur qui régissait aussi bien leur attitude mentale que leur comportement extérieur, les samouraïs tâchaient qu'aucune parcelle de la vie n'échappe à cette règle, si bien que même l'art de calligraphier, l'art de peindre et de faire le thé étaient inclus dans l'enseignement des arts martiaux. Cependant, les premières disciplines étaient évidemment en relation avec l'activité guerrière des samouraïs, c'est-à-dire avec le tir à l'arc et l'art du sabre. Actuellement, les arts martiaux présentent une double orientation, contradictoire aux yeux de certains maîtres : réussir à toucher la cible, réussir une performance ou, au contraire, rechercher le vrai, le bien et le beau. Le tir à l'arc, pratiqué par quelque 500 000 personnes au Japon, dont de nombreux adeptes du zen, est régi par des règles très strictes (forme de l'arc, choix des bois servant à sa fabrication et époque de leur récolte, etc.). Il fait l'objet de concours, mais est aussi le support de cérémonies. L'art du sabre comprend l'art de tirer le sabre et l'art de couper. Pour le samouraï, le geste rapide et précis était en effet une question de vie ou de mort ; ce geste est devenu un exercice de beauté formelle. Le kendo actuel (pratiqué par plus de deux millions de personnes dans le monde) dérive de l'art du sabre.

Les techniques martiales utilisant des armes ou des outils, des instruments divers, sont innombrables ; chacune a fait l'objet de perfectionnement : les outils agricoles eux-mêmes ont été transformés en armes redoutables. On peut citer l'art du poignard (tanto-jitsu) ; l'art de la hallebarde (naginata) ; l'art de l'éventail de guerre (tessen) ; l'art de l'arc (kyudo), discipline de l'esprit autant qu'épreuve de force ; le sumo (lutte de force). L'aïkido, sont des arts martiaux qui se pratiquent à mains nues. Les autres arts martiaux qui se pratiquent à mains nues sont régis par les principes de la voie du souffle et des mains vides : le judo, ainsi que le sumo, qui n'est pas vulgarisé. On notera que plusieurs des noms désignant ces arts portent la désinence do, mot qui signifie voie (spirituelle).

En Occident, outre le judo, deux arts martiaux font aujourd'hui un nombre croissant d'adeptes : l'aïkido et le karaté. Ils doivent une grande partie de leur vogue à leur indéniable efficacité comme techniques d'autodéfense.

 
Tous les pratiquants d'arts martiaux connaissent l'importance des 6 sens dont la perception "Go no sen", Taï no sen". par rapport à la perception intuitive "Sen no sen".


La vue : Le sens de la vue est l'un des plus utilisés. Grâce à lui le mental analyse l'adversaire, juge sa force et sa faiblesse. Par les yeux, un maximum d'informations peut être enregistré pour remporter la victoire, mais peut aussi nous en voiler d'autres. La vue est étroitement liée à la faculté de réfléchir. La vue doit être apaisée, elle aussi. Miyamoto Musashi disait de la vue, "Voir est plus important que regarder, la règle est de voir sans voir, de percevoir sans fixer l'attention, de pressentir et non de parer ou de répondre à une attaque, ce sont les yeux intérieurs qui voient."

Le toucher : Le toucher n'est pas de moindre importance, il apporte lui aussi bon nombre d'informations. On doit apprécier la qualité raffiné du sabre utilisé, autant que ce qu'il représente. Le fait de saisir régulièrement la Tsuka de son sabre permet de rentrer en contact avec lui. A force d'être touchée, la Tsuka s'imprègne de son propriétaire et inversement. La Tsuka s'est formée à la main de son propriétaire et le restera. De là, nait l'harmonie du corps, de l'esprit et du sabre. Pour s'en convaincre, il vous suffira d'essayer le sabre de quelqu'un d'autre et vous vous apercevrai, qu'effectivement il ne vous convient pas.

L'ouïe : L'ouie est également très utilisée, mais elle peut-être un handicap, car le kiaï de l'adversaire peut troubler.Notamment sur l'environnement dans lequel nous évoluons, la présence ou non d'un danger, d'un ou de plusieurs adversaires. L'ouïe sera un facteur déterminant dans le zanshin.

Le gout : le gout n'est presque jamais utilisé. Le gout doit être développé comme la vue, mais nous ne pouvons pas y parvenir en mangeant notre nouriture quotidienne. Lorsque l'on déguste, cela agit sur notre imaginaire, et il est alors possible de ressentir le degrés de maitrise, ainsi que le niveau de concentration de la personne qui a preparé la nourriture.

L'odorat : l'odorat lui non plus, n'est presque jamais utilisé. Nous le développons en parfumant avec de l'encens les lieux de méditation. Pour bénéficier pleinement de ce sens, il nous faut trouver l'appaisement entre l'inspiration et l'expiration. Dans le but de percevoir les vibrations qui nous permettrons d'accéder au discernement spirituel.

L'intuition : L'intuition est une vertu qui découle des valeurs souvent évoquées lorsque l'on pratique ou l'on étudie les arts martiaux. L'intuition est une valeur éprouvée, à condition qu'elle soit basée sur une expérience, le fameux "vécu". L'intuition condense des années d'apprentissage en un éclair. Forger son corps et son esprit en pratiquant, constituera la mémoire utile par laquelle l'intuition prendra naissance. Toute expérience est engrangée dans notre psychisme, utilisable lorsqu'une situation semblable survient. Il y a donc peu de place à l'improvisation puisque la réponse pouvant sembler improvisée est la somme de ces expériences. Nous en revenons donc aux principes de base des arts martiaux: entraînement, persévérance et remise en question. Une fois acquise, ces expériences sont enfouies en nous, sous le calme du mental, mais prêtes à ressurgir le moment opportun. Cette idée est à comparer à l'image de la lune se reflétant dans une eau calme. Le reflet ne peut apparaître que si la surface de l'eau est sans vagues. C'est en cela que le "génie" des arts martiaux, nous ramène à l'instar des philosophies zen à l'ici et maintenant.

   Dans le Budo ancien, l'enseignement était souvent donné à partir de la structrure du Gorin no sho. L'étudiant est instruit de tout ce qui est en rapport avec son environnement immédiat et ses 5 sens.

 Le Gorin no sho est constitué de cinq rouleaux intitulés :

1. La Terre

2.L'Eau

3.Le Feu

4.Le Vent

5.Le Vide (ou le Ciel)

Ce sont les cinq éléments constituant l'univers selon la pensée bouddhiste.

Gorin veut dire les cinq roues et désigne ainsi l'ensemble de ces cinq éléments.

 Un sixième élément est parfois rajouté sous le nom de Shiki, "Connaissance" ou "Conscience".

On insiste beaucoup sur le respect des formes ainsi que sur des détails matériels qui vont de la propreté de la tenue, des armes ou du tatami. Si l'on insiste autant sur cette attitude extérieure, c'est que l'on suppose qu'elle traduit une vérité intérieure. Ainsi une personne avec une attitude droite et un regard direct est souvent le témoignage d'un caractère franc et courageux.  

La signification des cinq éléments " Godai ", du Gorin no Sho et pourquoi Miyamoto Musashi, les a choisis.

Dans la philosophie japonaise, il existe en fait deux concepts des Cinq éléments. L'un d'entre eux, le "  Gogyo ", est basé sur le concept chinois des cinq éléments connu sous le nom de Wuxing. Ces éléments sont le bois, le feu, la terre, le métal et l'eau et sont utilisés pour comprendre les cycles naturels du corps et du monde.

 Le concept Godai est associé au bouddhisme et puiserait ses racines dans l'hindouisme. Godai est un mot composé de Go qui signifie cinq, et Dai, ce qui signifie grand. Godai signifie donc les Cinq grands, ou plus généralement, les Cinq grands éléments ou forces. 

Dans ce concept, les éléments sont les blocs de construction de l'univers. Tout ce qui existe est régi par l'équilibre des Cinq éléments.

Les Cinq anciens éléments sont des symboles puissants et ces symboles peuvent être très utiles. Ils ont un impact sur la pensée et l'imagination. Et dans le cas du Gorin no Sho, ils peuvent être un guide utile pour regrouper et faciliter la compréhension de concepts abstraits.

 

COMMENT MIYAMOTO MUSASHI UTILISA LES 5 ELEMENTS

 Chi – La Terre

(A ne pas confondre avec le mot chinois "Chi" qui signifie énergie du souffle ou force de vie.)

 "Comme une voie tracée dans la poussière, le premier livre s'appelle le livre de la Terre."

La terre est dure, solide, stable. Elle résiste au mouvement et au changement et représente donc l'immuable, le fondamental. En vivant à sa surface, nous avons tendance à oublier toutes les richesses que nous apporte la terre.

Musashi nous dit que l'essence même de son école et de sa stratégie, les bases fondamentales, peut être trouvée dans le livre de la Terre. Comme pour la construction d'une maison, il faut chercher à obtenir une base solide, à partir de laquelle on pourra développer son art. Tout ce qui suit dans son livre, est influencé par le Livre de la Terre. Les autres livres seront plus circonstancielles, en particulier les livres du feu et du vent.

Sui – L'Eau 

"L'eau prend la forme de son navire. Parfois, c'est une mer d'huile et d'autres fois s'est une mer déchaînée."

L'eau représente la fluidité et l'adaptabilité. L'eau est douce, mais elle peut aussi être quelque chose de puissant. Boire à un robinet qui fuit ou à une bouche d'incendie, c'est la même chose, cependant l'effet est complètement différent.

Très souvent, les gens sont tellement ancrés dans leurs habitudes et coincés dans leurs propres idées (comme un roc immuable) qu'ils ne parviennent pas à s'adapter à de nouvelles situations. Si vous devenez comme l'eau, alors vous pouvez vous adapter à tout. Si vous versez de l'eau dans un récipient, il prendra la forme de celui-ci, jusqu'à ce qu'il soit, complètement rempli.

Pour l'homme, il doit adopter tous les aspects et les situations du «navire», qu'il est. Il est inutile de se blottir dans un coin et de ne pas tenir compte de ce qu'il y a de l'autre côté de la jarre. Les gens peuvent être tellement bloqués par leurs propres expériences, qu'ils refusent les autres situations, ce qui les empêchent d'apprendre davantage ce qui existe.

Dans son Livre de la Terre, Musashi nous donne les bases. Maintenant, de la même manière que l'eau façonne naturellement la terre, les principes du combat dans le Livre de l'eau prennent leur forme à partir du Livre de la Terre.

Ce ne sont pas les Kata, mais des indications, des sensations qui vous aideront à identifier la situation générale et à donner naturellement la meilleure réponse. Ils sont adaptés au sabre, mais une fois compris, ils sont applicables à toutes les situations.

Ka – Le Feu

Le feu est puissant, destructeur, plein d'énergie et de mouvement. Il peut également représenter un changement d'état. Le feu commence doucement et évolue rapidement et il est à l'instar d'un vrai combat, difficile à prévoir.

Dans la philosophie bouddhiste, le feu est le mouvement et le changement dans le monde. Il est donc logique que le Livre du Feu, comporte les idées contenues dans le Livre de l'eau, qui répondent à des situations du monde réel, où se déroule l'action.

Le feu est souvent considéré comme négatif en raison de son pouvoir destructeur. Mais le feu produit de la lumière, qui symbolise la perspicacité et l'illumination et il produit l'action, l'intention et la passion, que l'on peut utiliser pour accomplir de grandes choses.

Fu – Le Vent

"Il est difficile pour vous de vous connaitre, si vous ne connaissez pas les autres."

 Le vent est libre, inconsistant et insaisissable. Il est insouciant et évasif. Malgré le fait que ce ne soit pas en général, une mauvaise liste de caractéristiques, Musashi nous rappelle que dans la stratégie, nous devons être prudents, stable et diligente, et c'est pour cette raison que Musashi accorde au vent une mauvaise réputation.

Cependant, l'air est lié à la clairvoyance et à la perspicacité. Si nous adaptons se principe à la tactique de Musashi, on pourrait dire qu'il se sert de la clairvoyance pour mieux comprendre les techniques des d'autres écoles.

Il appelle le livre Vent, le Livre de la Tradition , où il analyse de manière critique les techniques des autres écoles. Il fit cela pour deux raisons. La première consiste à nous montrer ce qu'il ne faut pas faire et pourquoi. L'autre, parce que nous avons besoin de «connaître les autres" si nous voulons faire de réels progrès dans nos vies, notamment dans la stratégie.

Ku – Le Vide (Le Ciel)

Pour la plupart des occidentaux, le vide signifie qu'il n'y a rien, comme le vide de l'espace. Mais pas dans les traditions orientales où le Vide signifie une absence de détachement, ou une union complète, où le tout et le rien sont unis en un seul. Il est lié à l'idée de paradis céleste. C'est l'élément dont le concept est le plus difficile à comprendre.

 Dans les philosophies orientales, le vide est l'un des grands symboles de l'illumination. Une fois que vous arrêter de voir le faux détachement et les illusions, vous pouvez percevoir le monde tel qu'il est vraiment. A partir de là, tout est lié, tout est pareil et il n'y a pas d'attachement à une chose ou à une autre. Simplement, tout est.

 Pour les arts martiaux, agir à partir du vide signifie, qu'il ne faut pas venir à une bataille avec des idées préconçues et avec une tactique établie. Le vieil axiome, est qu'aucun plan de bataille ne survit au contact de l'ennemi, ce qui est aussi vrai pour la vie en générale. Agir à partir du vide signifie faire les choses tout naturellement et sans y penser.

Les évènements se passent et vous, n'êtes plus lié à l'anticipation ou à l'attente, vous pouvez ignorer le décalage entre la pensée et l'action.

Vous ne pensez pas, vous faites et vos actions sont parfaites. Ce niveau de capacité est presque surhumain. C'est le but que doit rechercher toute personne empruntant la voie du Budo.

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